Je m’appelle Antoine Bécot. Je suis né en 1973.
Il m’a fallu du temps pour réaliser que le fil conducteur de ma vie était le son, la musique, les percussions.

Avant même de me lancer dans l’apprentissage de ce langage unique qu’est la musique, c’est jeune et de façon très libre que je manipule la platine vinyle de la famille. Les disques sont à dispositions. Je croise quelques œuvres majeures que j’écoute en boucle, tous les jours. Ainsi, j’ajoute aux côtés répétitifs du Boléro de Ravel une écoute passionnée jusqu’à le connaitre par cœur. Dans l’ambiance familiale je prends conscience que certaines musiques favorisent la mise en mouvement du corps. Nombreux ont été les moments où entre frères et sœurs les corps bougent, s’agitent guidés par le rythme, le tempo de certain morceaux.
Dans cet espace familiale les instruments sont présents et il est fréquent d’entendre de la clarinette, de la guitare, des chants. Cinq musicien et musiciennes, un groupe famille se forme à la moindre occasion.

Quoi qu’hésitant entre la trompette et les percussions c’est en compagnie des baguettes que je vais passer de nombreuses heures et de belles années. J’entre au conservatoire pour y apprendre le solfège, la pratique instrumentale : caisse claire, timbale, xylophone, structure sonore… Formé aux percussions classiques, je découvre la musique contemporaine pour ensemble de percussion.
Avec du recul malgré la rigueur imposé par le langage musical et le jeu orchestral, c’est dans un univers sonore particulier que mes oreilles s’éduquent et que ma carte d’identité sonore se construit.

En parallèle de ce chemin d’instrumentiste et de mélomane, j’ai recourt à la musicothérapie. Expérience de réceptivité, d’écoute de pièces classiques transformées où les sons intra utérin côtoient les violons et les instruments à vent dans des œuvres de Vivaldi. Il n’y a rien à faire juste écouter. Voilà une première expérience de la musicothérapie passive. S’arrêter pour écouter, ressentir, laisser agir, avoir confiance. Cette expérience c’est avérée très positive et me voilà débarrassé de mon énurésie si handicapante et humiliante.
A cette époque, j’étais loin de m’imaginer qu’à mon tour j’utiliserai le son et la musique en qualité de musicothérapeute. Les Hindous disent : « La personne qui arrive est la bonne personne », « Ce qui se passe est la seule chose qui aurait pu se produire ». Mon parcours me donne un éclairage très intéressant au regard de ces deux phrases.

Vers plus de liberté

La vie étant faite de ruptures, d’orientation, de rencontres et de changement, en grandissant, je découvre d’autres possibles avec les baguettes en mains : le jazz et l’improvisation et aussi les musiques plus underground et marginales.

L’écoute durant de nombreuses heures de style musicaux divers et variés je m’ouvre à l’infini du catalogue musical. Je ressens, vibre, m’émeu, frissonne, sélectionne affine mes goût. Curieux, la carte de la médiathèque sera usée rapidement. La musique : ma compagne.
Le plaisir, les répétitions, la création, la liberté, l’imagination, les rencontres et le partage sont autant de sentiments et d’actes qui encrent de façon quotidienne mon lien avec le son, les vibrations, la musique.

Puis, je me détache progressivement de la contrainte de la musique écrite vers une production plus spontanée, libre, instinctive mettant en avant le ressenti, l’interprétation, le sensible.
Derrière les fûts, j’observe les interactions avec le public, mes amis musiciens. Je prends conscience de ce lien qui uni : le son. Je découvre aussi cette particularité offerte par la musique : vivre le présent.
Derrière les fûts je prends conscience de mon être par le mouvement, les tensions, les douleurs de la pratiques, d’une position.
Cela m’amène à affiner la connaissance de mon fonctionnement, le découvrir. Débute ainsi un long chemin de travail et de réappropriation du corps. L’approche de la kinésithérapie Mézières me fera faire un bon en avant vers l’autonomie et les bonnes pratiques. Je respire, je m’étire, je détends, je me pose. Dans cette rencontre avec ce kinésithérapeute je suis avec MOI. Cette nouvelle relation se poursuis encore actuellement.

Un parcours professionnel

Mon parcours professionnel d’éducateur spécialisé m’amène un jour à intégrer la pratique musicale dans des ateliers avec des jeunes. Je suis conscient du potentiel de la musique et décide de la proposer comme outil pour se mettre en musique, se dire en musique.
C’est à cette période que je co-construis des séances musicales avec un musicothérapeute. Une nouvelle orientation s’impose à moi. Je décide de devenir Musicothérapeute.
Durant trois années, je découvre, j’apprends, je joue, je pense, je ressens, je reçois, je découvre.
Une fois formé, c’est dans une maison qui accueille des personnes vieillissantes en situation de handicap que je mets en place des ateliers de musicothérapie depuis une dizaine d’années.
Depuis, toujours curieux, je me forme aux approches Peter Hess et au massage sonore aux bols chantants. Je deviens Medecin’ gong player en recevant l’enseignement de Yogi Navjeet.
Je poursuis tous les jours un travail corporel et vocal car nous sommes vibration afin d’offrir au personne que je reçois un cadre leur permettant d’être.

Confiant dans le potentiel qu’offre le son, la musique comme outil d’accompagnement je développe une activité de micro entreprise : Parenthèse Sonore depuis 2016. Dans ce cadre je propose régulièrement des ateliers sonores pour des groupes et je reçois en individuel pour des massages sonores.

Conscient de l’importance du faire ensemble comme force, je suis membre de Visionaturel une association regroupant des praticiens du mieux être. Je suis président de la FFPPH (fédération francophone des praticiens du massage sonore Peter Hess) afin de faire découvrir et développer cette approche merveilleuse.